Pour se lancer en indépendant, deux statuts dominent : le portage salarial et la micro-entreprise. Ils répondent à des priorités opposées — sécurité d'un côté, simplicité et rendement de l'autre.
Statut et protection sociale
En portage salarial, vous êtes salarié de la société de portage : vous cotisez au régime général et bénéficiez de l'assurance chômage, de la retraite et de la prévoyance. En micro-entreprise, vous êtes travailleur indépendant : protection sociale plus limitée et pas d'assurance chômage en cas d'arrêt d'activité.
Plafonds de chiffre d'affaires
La micro-entreprise est plafonnée : en 2026, 83 600 € de chiffre d'affaires pour les prestations de services, 203 100 € pour les activités commerciales. Le portage salarial n'impose aucun plafond : vous pouvez facturer autant que vos missions le permettent.
Revenu net : l'écart
C'est le revers du portage. À chiffre d'affaires égal, le portage laisse un net plus faible — de l'ordre de 50 % du chiffre d'affaires — à cause des frais de gestion et des charges salariales. La micro-entreprise, avec ses cotisations forfaitaires, en laisse davantage, mais sans la couverture sociale équivalente.
Gestion administrative
Le portage délègue l'administratif : facturation, cotisations, bulletins de paie sont pris en charge. La micro-entreprise se gère seul, avec des obligations allégées mais bien réelles (déclarations, TVA au-delà des seuils de franchise).
Combien touchez-vous en portage ?
Pour comparer concrètement, chiffrez votre revenu en portage avec notre calculateur de salaire en portage salarial, qui convertit votre TJM en salaire net.